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QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE?

QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE
La monnaie a plusieurs fonctions : elle sert d’intermédiaire des échanges, de réserve de valeur, et d’unité de compte. La monnaie scripturale est créée par le mécanisme du crédit, tandis que la banque centrale crée la monnaie fiduciaire. Celle-ci définit aussi la politique monétaire : elle utilise des outils comme les taux d’intérêt directeurs pour déterminer la quantité de monnaie en circulation dans l’économie afin d’influencer l’activité économique et le niveau des prix.

Comment la monnaie Est-elle créé ?

L’un des principaux rôles de la monnaie, prise sous toutes ses formes (billets, pièces, comptes courants), est de servir d’intermédiaire aux échanges entre les agents économiques.

Comment se définit la monnaie ?

Les diverses utilisations de la monnaie et son contrôle par la BCE – Quelle que soit sa forme, la monnaie remplit trois fonctions différentes. C’est un moyen d’échange, à savoir un moyen de paiement ayant une valeur, fiable aux yeux de tous. La monnaie est également une unité de compte permettant d’établir le prix des biens et des services.

Où est né la monnaie ?

Le mot « monnaie » vient du latin « monere » qui signifie « avertir ». C’est à l’intérieur du temple de Junon Moneta, « la conseillère », celle qui veillait sur les foyers de Rome, que fut installé vers 269 avant J-C, le premier atelier monétaire. Le mot « monnaie » désigne aujourd’hui :

Soit, l’ensemble des pièces et billets de petite valeur pour faire l’appoint ; Soit, l’ensemble des moyens de paiement,

Il faut savoir que les pièces de monnaie sont aujourd’hui étudiées par des spécialistes tant pour leur histoire que pour en décrypter les symboles : c’est la numismatique, Du troc à la monnaie Tout commence au début du VII e siècle avant notre ère, en Lydie, l’actuelle Turquie.

Ce pays est alors connu pour ses célèbres marchés et pour ses jeux. On y pratique régulièrement le troc, c’est-à-dire l’échange direct : dix poulets contre un mouton ou 150 kg de blé ! Certains y cultivent la terre tandis que d’autres élèvent du bétail. Le troc permet ainsi à chacun de pourvoir à ses besoins alimentaires de base.

La caractéristique principale du troc est ce qu’on appelle la « double coïncidence des besoins ». Cela signifie que si l’on veut échanger quatorze pommes contre une poule, il faut absolument trouver quelqu’un qui veuille bien échanger sa poule contre quatorze pommes (ou moins).

  • Il est parfois compliqué de mener à bien son échange si personne n’a besoin de pommes, s’il devient lourd de porter les pommes, ou si les pommes pourrissent avant de trouver un partenaire de troc.
  • La monnaie permet de régler ces problèmes.
  • C’est là que, pour la première fois, les paiements se font avec une « monnaie » fabriquée avec les globules d’électrum.

Cet alliage naturel d’or (40 %) et d’argent (60 %), pratiquement inaltérable est obtenu par la fonte des pépites trouvées dans le fleuve Pactole. L’arrivée de la monnaie permet ainsi à chacun de connaître la valeur de n’importe quel objet d’après un repère unique.

Quel est le rôle de la monnaie ?

Intermédiaire des échanges (payer), unité de compte (compter) et réserve de valeur (être stockée). – Pour en savoir plus, consultez : Qui crée la monnaie? et Monnaie, de quoi parle t-on?

Quels sont les trois sources de création monétaire ?

– les titres longs (obligations émises par les IFM) ; – les dépôts à plus de deux ans ; – le capital et les réserves.

Quand a commencé la monnaie ?

Du troc à l’argent Tout a commencé il y a 11 000 ans, au début du néolithique. La Terre connait alors un réchauffement climatique sans précédent. De grandes savanes apparaissent où poussent blé et orge sauvages. Elles se peuplent de bœufs, moutons et chèvres sauvages.

Les hommes se regroupent en tribus. Ils polissent le granit pour faire des armes et outils. Les chasseurs-cueilleurs nomades commencent à cultiver et à élever des animaux, mais aussi à fabriquer, et probablement à échanger, les premiers objets. C’est l’apparition du troc. Les siècles passent. Les populations nomades se sédentarisent.

Au Proche-Orient, en Chine et en Amérique centrale des villages se créent. Le troc se généralise : on donne ce qui est en trop contre ce qui manque. Les foyers de civilisation s’étendent, mais le troc ne favorise pas le développement des échanges, l’ offre ne rencontrant pas toujours sa demande,

  1. Progressivement des unités d’échange apparaissent : des coquillages bien souvent, puis des métaux précieux comme l’argent et l’or.
  2. Il faut attendre le VI° siècle avant Jésus-Christ pour voir apparaître les premières pièces frappées dans un atelier et signées par leur propriétaire.
  3. C’était en Lydie à l’ouest de l’actuelle Turquie, face à Athènes.

La monnaie fera la fortune de ce royaume. Quelques années plus tard, son monarque, le roi Crésus, deviendra, le premier homme le plus riche du monde La monnaie prend son essor avec les grands empires grecs puis romains. Jusqu’au XIX e siécle, elle n’a d’autre fonction que d’être une contre valeur commode, facilement échangeable car elle se présente sous une taille réduite, du fait du prix qui est attribué à la matière dont elle est faite (l’or, l’argent.) : on peut acheter un cheval avec quelques pièces d’or que l’on a en pochesi on les a ! Ce n’est qu’au XX° siècle qu’elle commence à se dématérialiser, c’est-à-dire perdre sa contre-valeur et sa substance physique en étant remplacée par du papier (chèques) puis du plastique (cartes de paiement) ou des échanges immatériels (transactions électroniques, via internet et bientôt la téléphonie mobile).

Quels sont les 4 types de monnaie ?

Les formes monétaires > > > Les formes monétaires > > > Les formes monétaires Si l’utilisation de la monnaie est aujourd’hui d’usage courant, il n’en a pas toujours été de même. Plusieurs étapes ont été nécessaires pour parvenir à notre système monétaire actuel.a. Il était une fois le troc Autrefois, pour se procurer les biens nécessaires à leur vie quotidienne, les individus pratiquaient le troc : ils échangeaient un bien contre un autre bien. Pour passer du troc aux premières formes de monnaies, il a fallu du temps. C’est la pratique répétée des échanges qui a rendu nécessaire le choix d’un étalon de valeur ; cet étalon a pris les formes les plus diverses au cours des siècles.b. Les premières formes de monnaie Pendant longtemps, certaines marchandises appelées monnaies-marchandises (exemple : œufs, pains de sel, coquillages, pierres percées) ont rempli les principales fonctions de la monnaie. Cependant, ces formes de monnaie présentaient divers inconvénients : elles étaient difficilement divisibles, encombrantes, se conservaient mal C’est pourquoi la monnaie métallique s’est progressivement imposée. Des métaux tels que le cuivre, le bronze ou le fer ont été employés mais l’or et l’argent ont été historiquement les plus utilisés. Ces premières formes de monnaie avaient pour caractéristique de présenter une valeur intrinsèque, avantage qui a progressivement disparu avec les formes de monnaies actuelles.2. Les formes monétaires actuelles Il existe trois formes de monnaie aujourd’hui : • la monnaie métallique (les pièces), • la monnaie papier (les billets), • la monnaie scripturale. La monnaie métallique et la monnaie papier composent la monnaie fiduciaire, On l’appelle également monnaie divisionnaire ; elle est constituée par les pièces métalliques émises par le Trésor public et mises en circulation par la Banque de France. Elle ne joue qu’un rôle d’appoint dans les paiements c’est-à-dire qu’elle ne peut servir qu’au paiement d’achats de faible valeur ; on dit que son pouvoir libératoire est limité. Elle représente moins de 1% de la monnaie en circulation. La monnaie papier est constituée par les billets de banque émis par la Banque centrale (Banque de France) sous le contrôle de la Banque centrale européenne (BCE). Le pouvoir libératoire des billets de banque est illimité sauf dans les cas prévus par la loi où les règlements doivent être effectués en monnaie scripturale (exemple : paiement du salaire si supérieur à 1 500 €). c. La monnaie scripturale « Scriptural » signifie « écriture » en latin. La monnaie scripturale est donc une « monnaie d’écriture ». Elle correspond aux avoirs bancaires ( dépôts à vue ) détenus par les agents économiques dans les différents établissements de crédit (banques, centres de chèques postaux, caisses d’épargne). 3. Vers une dématérialisation de la monnaie La dématérialisation correspond à la diminution de la circulation de la monnaie fiduciaire (pièces et billets) au profit de la monnaie scripturale, Cette monnaie scripturale n’existe pas matériellement et ne peut donc circuler que par l’intermédiaire de supports (chèques, CB, virements).

  1. Les chèques et cartes bancaires sont, aujourd’hui, les instruments de paiement les plus utilisés (en nombre d’opérations).
  2. Cependant, on observe une progression du télépaiement,
  3. Cette tendance liée à l’évolution des technologies de communication confirme la dématérialisation des moyens de paiement.
  4. En revanche, le porte-monnaie électronique Monéo (carte rechargeable qui permet de régler des achats d’un montant inférieur à 30 € chez des commerçants équipés d’un terminal spécifique), prometteur à ses débuts, n’a pas à ce jour convaincu des agents économiques.

Les premiers échanges ont pris la forme du troc, Mais avec la multiplication des échanges, cette pratique est devenue de plus en plus complexe et difficile à utiliser. Il a donc fallu trouver une solution. C’est ainsi que l’idée d’une valeur de référence commune est née : la monnaie,

  • La monnaie joue dès lors le rôle d ‘intermédiaire dans les échanges.
  • Elle prend aujourd’hui trois formes principales : • la monnaie divisionnaire : ce sont les pièces ; • la monnaie papier : ce sont les billets.
  • Ces deux formes de monnaie composent la monnaie fiduciaire,
  • La monnaie scripturale : ce sont les avoirs bancaires détenus par les agents économiques dans les différents établissements de crédit.

En raison principalement de la mondialisation des échanges, on assiste à la dématérialisation progressive de la monnaie, c’est-à-dire à une utilisation de plus en plus importante de la monnaie scripturale dans les échanges au détriment de la monnaie fiduciaire. QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE

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: Les formes monétaires

Quels sont les composants de la monnaie ?

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La masse monétaire est une mesure de la quantité de monnaie dans un pays ou une zone économique. Il s’agit de l’ensemble des valeurs susceptibles d’être converties en liquidités, ainsi que l’agrégat de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), des dépôts bancaires et des titres de créances négociables, tous susceptibles d’être immédiatement utilisables comme moyen de paiement,

Quelle est la monnaie la plus forte du monde ?

Comme l’explique le site Ça m’intéresse, la monnaie la plus forte au monde est celle du dinar koweïtien, ou KWD, monnaie nationale du Koweït. Aujourd’hui, 1 dinar koweïtien est égal à 2,97 euros, et il a un taux de change constant avec le dollar américain où 1 dollar USD équivaut à 0,301175 dinar koweïtien.

Qui est le père de la monnaie ?

Friedman est le père du courant « monétariste » et a notamment réactivé la théorie quantitative de la monnaie.

Comment on appelle la machine qui fabrique l’argent ?

Compteuse de billets — Wikipédia Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus. Le fond de cet article sur l’ est ( septembre 2016 ). ou, Si vous venez d’apposer le bandeau,, Les compteuses de billets sont des machines électro-mécaniques destinées au comptage des billets de banque.

Qui a créé l’euro ?

Passage à l’euro – Symbole de l’euro devant l’ancien siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main, Construction officielle du symbole de l’euro. Diagramme de construction du symbole de l’euro. ADF et BCDE se coupent en D. BCDE, GH et IJ sont parallèles. BCDE coupe en C la verticale passant par A. L’euro est créé par les dispositions du traité de Maastricht, en 1992.

Pour participer à la monnaie commune, les États membres sont censés répondre à des critères stricts tels qu’un déficit budgétaire de moins de 3 % de leur PIB, un endettement inférieur à 60 % du PIB (deux critères qui sont régulièrement bafoués après l’introduction de l’euro ), une faible inflation et des taux d’intérêt proches de la moyenne de l’Union européenne.

Lors de la signature du traité de Maastricht, le Royaume-Uni et le Danemark obtiennent des options de retrait pour ne pas participer à l’union monétaire qui se traduirait par l’introduction de l’euro. De nombreux économistes tels que Fred Arditti, Neil Dowling, Wim Duisenberg, Robert Mundell, Tommaso Padoa-Schioppa et Robert Tollison participent à la création de la monnaie commune.

L’appellation « euro » est officiellement adoptée à Madrid, le 16 décembre 1995, L’ espérantiste belge, Germain Pirlot, ancien professeur de français et d’histoire, est désigné pour dénommer la nouvelle monnaie ; il envoie une lettre au président de la Commission européenne, Jacques Santer, et suggère la dénomination « euro », le 4 août 1995,,

Les taux de conversion sont déterminés par le Conseil de l’Union européenne, sur la base d’une recommandation de la Commission européenne, établie sur les taux du marché au 31 décembre 1998, Ils sont créés de sorte qu’une unité de compte européenne (ECU) serait égale à un euro.

  • L’unité monétaire européenne était une unité de compte utilisée par l’Union européenne et calculée sur la base des monnaies des États membres.
  • Ce n’était pas une monnaie à part entière.
  • Les taux n’ont pas pu être fixés plus tôt car la valeur d’un ECU dépendait des taux de change des monnaies ne participant pas à l’euro (comme la livre sterling ), à la clôture, ce jour-là.
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La procédure utilisée pour fixer le taux de change irrévocable entre la drachme grecque et l’euro est différente : alors que les taux de change pour les onze monnaies initiales sont déterminés quelques heures seulement avant que l’euro n’ait été introduit, le taux de conversion de la drachme grecque est fixé plusieurs mois à l’avance,

La monnaie est introduite sous forme immatérielle ( chèques de voyage, transferts électroniques, services bancaires), le 1 er janvier 1999, à minuit, dans les onze pays formant la toute nouvelle zone euro : l’ Allemagne, l’ Autriche, la Belgique, l’ Espagne, la Finlande, la France, l’ Irlande, l’ Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal,

Les monnaies nationales des pays participants cessent dès lors d’exister indépendamment. Les taux de change sont alors bloqués à taux fixes, les uns envers les autres pendant toute la période allant du premier janvier 1999 au premier janvier 2002, L’euro devient ainsi le successeur de l’unité de compte européenne (ECU).

  1. Les billets et pièces des anciennes monnaies continuent cependant à avoir cours légal jusqu’à ce que les billets et pièces en euro soient introduits, le 1 er janvier 2002,
  2. À partir de cette date, les monnaies nationales ont cessé définitivement d’exister et sont remplacées par l’euro à l’intérieur même de chaque pays membre de la zone euro,

La période de transition au cours de laquelle les anciens billets et les anciennes pièces sont échangés contre billets et pièces en euro dure environ deux mois, jusqu’au 28 février 2002, La date officielle à laquelle les monnaies nationales cessent d’avoir cours légal varie d’un État membre à l’autre ; la période la plus courte est en Allemagne, où le Deutsche Mark cesse officiellement d’avoir cours légal le 31 décembre 2001, bien que la période de transition y dure également deux mois.

  • Même après que les monnaies nationales cessent d’avoir cours légal, elles continuent à être acceptées par les banques centrales nationales, pour des périodes plus ou moins longues, allant de plusieurs années à tout jamais (cf.
  • Section Conversion dans les anciennes devises ).
  • Les premières pièces cessant d’avoir cours légal sont les pièces portugaises en escudo, qui cessent d’avoir cours légal le 31 décembre 2002, bien que les billets restent échangeables jusqu’en 2022,

En 2002, l’euro est lauréat du Prix International Charlemagne,

Qui détermine la valeur de la monnaie ?

La force d’une monnaie est déterminée par l’interaction de divers facteurs locaux et internationaux tels que la demande et l’offre sur les marchés des changes; les taux d’intérêt de la banque centrale; l’inflation et la croissance de l’économie nationale; et la balance commerciale du pays.

Qu’est-ce que la monnaie réelle ?

Ces livres, sous, deniers, avaient été, durant le haut moyen âge, des monnaies réelles, c’est-à-dire des monnaies sonnantes et trébuchantes, représentant une quantité donnée de métal précieux.

C’est quoi la monnaie au sens large ?

La monnaie au sens large englobe aussi certains autres types de dépôt ou d’instrument financier qui ne servent pas strictement au règlement des transactions, mais peuvent facilement, rapidement et sans frais (ou moyennant une dépense minime de temps et d’argent) être convertis en encaisses de transaction4.

Quels sont les 4 instruments de la politique monétaire ?

La politique monétaire Qu’est-ce que la politique monétaire ? La politique monétaire consiste à agir sur l’activité économique par l’intermédiaire de la quantité de monnaie en circulation et /ou du taux d’intérêt. Depuis le 1er janvier 1999, la politique monétaire des pays ayant adopté l’euro est placée sous la responsabilité de la Banque centrale européenne (BCE) qui décide des mesures destinées à agir sur les conditions de financement de l’économie.

  • Les banques centrales nationales sont chargées d’appliquer ces mesures.
  • Quels sont les objectifs de la politique monétaire ? La mission officielle de la BCE est de procurer à l’économie la quantité de monnaie nécessaire pour favoriser la croissance tout en préservant la stabilité et la valeur de la monnaie au niveau interne (prix) et externe (change).

La politique monétaire doit, à la fois, éviter un excès de création monétaire et une insuffisance de liquidités susceptible de freiner l’activité économique (ni trop, ni trop peu). La quantité de monnaie en circulation dans une économie ne doit pas être faible car les agents économiques seront alors obligés de limiter leurs activités économiques : consommation, investissement et production.

  1. A l’inverse, une quantité de monnaie trop abondante met à la disposition des agents économiques un pouvoir d’achat bien supérieur à la quantité de biens disponibles, ce qui peut provoquer une hausse des prix et générer l’inflation.
  2. Considérant que l’inflation résulte d’une création excessive de la monnaie, la BCE se consacre à la maîtrise de la croissance de la masse monétaire.

L’objectif prioritaire qui est assigné à la BCE par le traité de Maastricht : maintenir le taux d’inflation inférieur à 2 %, Les indicateurs utilisés sont : le taux de croissance de la masse monétaire et le niveau des taux d’intérêt. Quels sont les instruments de la politique monétaire ? Afin d’atteindre les objectifs de la politique monétaire, trois instruments sont utilisés : la liquidité bancaire, les taux d’intérêt directeurs et le taux de change.

Les réserves obligatoires constituent un pourcentage des dépôts que les banques commerciales doivent conserver de manière permanente sur leur compte ouvert auprès de la banque centrale, En augmentant ce taux, la BCE rend les banques moins liquides, ceci va les inciter à octroyer moins de crédit à leurs clients. Réciproquement, en baissant ce taux, la banque centrale incite les banques à octroyer plus de crédits et à créer plus de monnaie,

Quotidiennement, l’ensemble des banques se retrouvent sur le marché monétaire pour effectuer des opérations de prêts et d’emprunts de monnaie. Une banque qui a un besoin de liquidités peut se financer auprès des autres banques qui ont un excédent de liquidités. Les interventions de la banque centrale sur ce marché servent à gérer la situation de la liquidité, Si, par exemple, la banque centrale cherche à augmenter la liquidité du marché, elle va acheter massivement des créances ( ex : bons du trésor détenus par les banques ) et distribuer en contre partie de la monnaie supplémentaire. Inversement, si la banque centrale désire diminuer la liquidité du marché elle va vendre massivement des titres aux banques contre de la monnaie. Ces opérations ” open market” ont pour résultat d’augmenter ou de diminuer les liquidités et donc de les rendre plus ou moins chères.

Pour agir sur les taux d’intérêt, les banques centrales utilisent les taux directeurs, Dans la zone euro, les banques qui ont besoin de liquidités à court terme peuvent emprunter auprès de la banque centrale de leur pays. Elles doivent payer un intérêt sur les sommes qu’elles empruntent.

  • Le taux d’intérêt utilisé lors de ces opérations est appelé « taux directeur ».
  • Les banques appliquent ce taux directeur plus une marge aux crédits qu’elles accordent à leurs propres clients.
  • Ce taux a par conséquent une importance primordiale dans la distribution du crédit aux entreprises et aux ménages.

Schématiquement, lorsque la BCE augmente son taux directeur, le coût du crédit sera plus élevé car il faudra payer plus d’intérêt. Le résultat, en principe, est que les banques accorderont moins de crédit, ce qui freinera la croissance de la consommation et de l’investissement.

  • La demande globale baissera et l’économie ralentira ainsi que l’inflation.
  • Si au contraire la BCE diminue son taux directeur, le crédit sera moins cher, ce qui incitera les ménages et les entreprises à emprunter pour consommer et investir, ce qui accélérera la croissance économique ainsi que l’inflation.

La BCE est amenée à surveiller la position de l’euro sur le marché des changes par rapport aux devises étrangères, Quels sont les effets de la politique monétaire sur l’économie réelle ? Les agents économiques sont confrontés à des besoins de financement pour consommer et investir.

Le taux d’intérêt : lorsque la banque centrale augmente ou diminue ses taux directeurs, le coût du crédit augmente ou diminue. En rendant le coût du capital moins cher, la baisse des taux d’intérêt dynamise l’investissement des entreprises et la consommation des ménages.

Le crédit : en rendant l’accès au crédit plus ou moins facile et plus ou moins coûteux, la politique monétaire agit sur l’offre et la demande de biens et de services. Durant la crise financière de 2007-2008, ce canal a mal fonctionné dans les pays touchés par la crise, entraînant un ” crédit crunch “. Le crédit crunch désigne un phénomène selon lequel les banques rationnent quantitativement leur offre de crédit, quel que soit le taux auquel l’emprunteur est prêt à prendre le crédit. Le crédit crunch est difficile à appréhender et à gérer pour les autorités monétaires.

L’effet de richesse traduit la variation de la demande consécutive à la variation de la valeur du patrimoine des agents économiques. Lorsque les patrimoines enregistrent des moins-values, cela incite les agents économiques à consommer moins et à épargner plus. Inversement, lorsque les patrimoines enregistrent des plus-values, cela les incite à consommer plus et à épargner moins.

Le taux de change : les fluctuations des taux de change ont une influence directe sur les coûts des importations et des exportations. Une baisse du taux de change renchérit les importations et peut stimuler les exportations en diminuant leurs prix.

Quelles sont les orientations de la politique monétaire ? C’est autour de cette question que s’affrontent les monétaristes et les keynésiens. Les monétaristes prônent une politique monétaire restrictive tandis que les keynésiens préconisent une politique monétaire expansionniste.

Selon la théorie monétariste (Milton Friedman), l’inflation a des causes uniquement monétaires, Elle croit lorsque la masse monétaire est trop importante. La politique monétaire doit donc se limiter à contrôler les causes de cette inflation. En période d’inflation, une politique monétaire restrictive est susceptible de réduire les tensions inflationnistes. Cette politique se traduit par la hausse des taux d’intérêt et la diminution des liquidités bancaires, ce qui aboutit à une baisse des crédits distribués, une baisse de la consommation et de l’investissement, une baisse de la demande et la réduction des tensions inflationnistes. Cette politique comporte deux risques majeurs : le ralentissement de la croissance et l’augmentation du chômage.

Pour les keynésiens, la politique monétaire ne doit pas avoir pour seul objectif la lutte contre l’inflation mais elle doit également poursuivre des objectifs de croissance économique, de production et d’emploi, Ainsi, en période de crise, une politique d’expansion monétaire est susceptible de stimuler la demande globale. Elle se traduit par la baisse des taux d’intérêt et un accroissement des liquidités bancaires, ce qui aboutit à un accroissement de l’offre de crédit, à l’augmentation de la consommation et de l’investissement et donc à l’augmentation de la demande globale.C’est une politique qui doit être conduite avec précaution car elle peut générer de l’inflation.

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Depuis 2008, du fait d’une situation de crise, le canal du crédit et le canal du taux d’intérêt fonctionnent mal. Pour éviter le blocage de ces deux canaux essentiels au financement de l’économie, la BCE a mis en œuvre une politique non conventionnelle.

Quels sont les risques de la création monétaire ?

Utilité de l’article : L’objectif poursuivi dans cet article est de poser les fondements théoriques essentiels pour appréhender les questions bancaires abordées dans le débat public. Qu’est-ce que la création monétaire ? Qu’est qu’une panique bancaire ? Quel rôle peut jouer l’Etat dans le sauvetage d’une banque ? Par quels mécanismes la banque centrale influence-t-elle le comportement des banques commerciales ? Qu’est-ce que la liquidité (ou monnaie centrale) si souvent évoquée dans la presse spécialisée ? Résumé :

Les orfèvres londoniens du XVIIe siècle sont devenus les ancêtres des banques modernes en découvrant la création monétaire telle qu’on la connaît aujourd’hui ; pour accorder un crédit, il suffit de créer un dépôt. Les banques sont contraintes dans leur pouvoir de créer des dépôts. Si elles en abusent, elles risquent l’insolvabilité. Par ailleurs, la banque centrale a la capacité d’influencer le comportement de prêts des banques. C’est par ce biais qu’elle implémente la politique monétaire. Il existe 2 types d’insolvabilité bancaire : une banque peut manquer de fonds propres (au passif) ou de liquidités (à l’actif). Les crises de liquidité peuvent être la conséquence de phénomènes autoréalisateurs ; si tous les clients d’une même banque retirent leur argent, suspectant à tort ou à raison qu’elle puisse faire faillite, la banque risque rapidement d’être à court de liquidité. Pour limiter les crises de liquidités, l’Etat garantit les dépôts des clients tandis que la banque centrale se positionne en prêteur en dernier ressort.

1. La création monétaire par les banques 1.A Histoire de la banque moderne – les orfèvres londoniens au XVIIe siècle Pour comprendre l’activité des banques modernes, intéressons-nous à leur naissance. Il est généralement admis que l’origine de la création monétaire sous la forme que l’on connaît aujourd’hui trouve source en Angleterre au XVII e siècle, lorsque les certificats de dépôts émis par les orfèvres sont devenus un moyen de paiement qui a progressivement remplacé les pièces d’or et d’argent.

Puisque les orfèvres détenaient des coffres-forts pour protéger les métaux qu’ils travaillaient et qu’ils proposaient certaines des fonctions bancaires (ex : activités de change), les riches marchands et particuliers confièrent naturellement leurs pièces d’or et d’argent aux orfèvres.

En échange, ces derniers remettaient à chaque déposant un certificat de dépôt qui leur permettait de retirer son argent à tout moment. Les orfèvres ont ensuite constaté que les déposants demandaient peu fréquemment la conversion de leurs certificats de dépôt en pièces, et que lorsque cela arrivait, ils ne le faisaient pas au même moment.

Tous les déposants n’effectuent pas des transactions importantes au même moment et n’ont donc pas les mêmes besoins en pièces à un instant précis ; Les certificats de dépôts étaient de plus en plus utilisés comme moyen de paiement lors des transactions marchandes et se substituaient progressivement aux pièces d’or et d’argent. Il n’était donc plus nécessaire de demander systématiquement la conversion du certificat de dépôt en pièces avant d’effectuer une transaction.

Par ailleurs, les pièces présentent la caractéristique d’être parfaitement substituables entre elles. Les orfèvres n’ont pas besoin de rendre aux déposants les pièces qui ont été confiées par ce même déposant au moment du dépôt, mais peuvent restituer d’autres pièces pour un montant équivalent.

Fort de ces constats, les orfèvres ont compris qu’il n’était pas nécessaire de mobiliser l’intégralité des pièces qu’ils conservaient pour satisfaire les demandes de retrait quotidiennes. L’orfèvre pouvait estimer le montant maximal de pièces que ses clients lui demanderaient sur une journée et prêter le reste pour percevoir des intérêts.

C’est alors qu’est née la création monétaire telle que pratiquée par les banques de dépôt modernes. Pour prêter, il suffisait à l’orfèvre de créer un nouveau certificat de dépôt et de le remettre à l’emprunteur. Le montant total de certificats de dépôt dans l’économie augmente instantanément par un simple jeu d’écriture, sans que le montant total de pièces en circulation n’ait changé.

  • L’emprunteur, titulaire du nouveau certificat de dépôt, dispose des mêmes droits que tout autre déposant.
  • Il peut décider de retirer des pièces chez l’orfèvre, ou utiliser le certificat de dépôt comme moyen de paiement lors d’une transaction.
  • Tant que l’orfèvre a plus d’or que nécessaire pour satisfaire les demandes de retrait journalières des déposants, il peut répéter l’opération et créer de nouveaux certificats de dépôt.

L’emprunteur devait rembourser le prêt à son échéance, détruisant ainsi le certificat de dépôt qui avait été créé au moment de l’octroi du prêt. Les intérêts perçus par l’orfèvre en rémunération du prêt lui permettaient de payer des intérêts (à un taux inférieur, l’orfèvre conservait évidemment une marge) à ses clients-déposants afin d’en attirer de nouveaux, augmentant ainsi son stock de pièces et donc sa capacité de prêt.1.B La création monétaire et le bilan d’une banque de dépôt Dans cette partie, nous allons reconstituer le bilan simplifié d’une banque de dépôts moderne au gré de différentes opérations depuis sa naissance, en nous appuyant sur le parallèle que l’on peut faire avec les orfèvres londoniens du XVII e siècle.

Tout d’abord, nous rappelons qu’on trouve au passif d’un bilan les sources de financement de l’entreprise tandis qu’à l’actif du bilan apparaissent les possessions de l’entreprise (i.e. la façon dont les financements ont été utilisés).1. Imaginons qu’un apprenti orfèvre londonien décide de se mettre à son compte, conscient du potentiel qu’offre l’activité de dépôts/prêts qu’il pourra développer.

Il a récemment hérité et dispose d’une somme de départ de 60 pièces d’or dont il compte se servir pour développer son activité. Analysons l’impact sur le bilan de l’apprenti orfèvre : 2.12 clients déposent un montant total de 1000 pièces, l’orfèvre émet les certificats de dépôts correspondants. Il décide de s’obliger à conserver au minimum 30 % du montant des certificats de dépôts émis sous forme de pièces pour faire face à d’éventuels retraits. 3. Un marchand A souhaite emprunter 600 pièces, l’orfèvre lui octroie un crédit en créant un nouveau certificat de dépôt. Chaque fois qu’un prêt est accordé, le montant total des dépôts augmente, de la monnaie (i.e. des dépôts) est donc créée. 4. Le marchand A retire 500 pièces pour une utilisation quelconque. 5. Un marchand B souhaite emprunter 700 pièces pour une courte période. L’orfèvre est dans une situation difficile, il sait qu’il s’agit d’un bon emprunteur (le risque de non-remboursement est faible) mais il s’est engagé à conserver dans ses coffres 30 % de ses dépôts sous forme de pièces, une règle qu’il ne respectera plus s’il accorde ce prêt. 6. Le marchand B convertit une partie de son dépôt en pièces (150 pièces) pour les dépenser. QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE 7. Le marchand B est payé 300 pièces par l’un de ses clients et les dépose chez l’orfèvre. Au même moment, il rembourse son prêt (700). Avant de reconstituer le bilan d’une banque de dépôt moderne, associons certaines composantes du bilan de l’orfèvre pris en exemple à leur équivalent chez les banques modernes. QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE Complexifions légèrement le bilan de notre orfèvre pour obtenir celui des banques de dépôt modernes. Aux côtés des dépôts de la clientèle, Il convient d’ajouter un autre mode de financement ; les fonds empruntés sur les marchés financiers (à des acteurs principalement institutionnels). QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE NB : Notons que lorsqu’un client d’une banque moderne effectue un virement/paiement à un destinataire client d’une seconde banque, l’impact de l’opération sur le bilan de la banque initiale est comparable à celui d’un retrait d’un des déposants (baisse concomitante des réserves (actif) et des dépôts (passif)).1.C Les banques commerciales créent la monnaie (dépôts bancaires), mais la banque centrale a le pouvoir d’influencer le comportement des banques Bien que les banques commerciales créent la monnaie (i.e en octroyant des prêts, les banques créent de nouveaux dépôts bancaires), la banque centrale a la capacité d’agir sur le comportement des banques afin de les inciter à augmenter ou restreindre l’offre de prêt (et donc la création de dépôt) à l’économie : c’est ce qu’on appelle la politique monétaire.

Comme nous l’avons vu, l’opportunité de prêter pour une banque dépend de sa faculté à obtenir de la monnaie centrale (billets et réserves des banques à la banque centrale). Contrairement à l’époque des orfèvres londoniens, où les pièces d’or et d’argent se trouvaient en quantité limitée dans un pays, la monnaie centrale est aujourd’hui une masse variable contrôlée par la banque centrale (en effet, la banque centrale peut imprimer des billets ou créer des réserves).

Pour implémenter sa politique monétaire, les principaux outils à disposition de la banque centrale consistent à faciliter ou restreindre la monnaie centrale dans le système bancaire et à manipuler le coût d’obtention (« taux de refinancement » auquel les banques commerciales peuvent emprunter de la monnaie centrale à la banque centrale) et de détention (taux de rémunération des réserves) de la monnaie centrale par les banques, ce sont les taux directeurs.

  1. Lorsque l’économie est en surchauffe, la banque centrale monte les taux directeurs ce qui a notamment pour effet de ralentir l’activité de prêt des banques, et donc l’activité économique.
  2. Inversement, lorsque l’économie croît en dessous de son potentiel.2.
  3. Les limites naturelles de la création monétaire : la gestion du risque par les banques 2.A Qu’est-ce que l’insolvabilité ? Les banques ne peuvent créer infiniment de la monnaie ou prêter à des emprunteurs sans analyser leur capacité de remboursement.

En effet, comme toutes les entreprises, les banques peuvent devenir insolvables et risquer la faillite. L’insolvabilité est la situation d’une entreprise qui ne peut pas payer ses dettes. On peut en distinguer 2 types :

Pour différentes raisons, le montant total des actifs devient inférieur au montant total des dettes. On dit alors que la valeur nette de l’entreprise est négative, L’entreprise ne serait pas en mesure de rembourser l’intégralité de ses dettes si elle vendait tous ses actifs à leur valeur de marché. L’entreprise ne dispose pas de suffisamment de liquidités (au sens large : monnaie centrale et actifs facilement transformables en monnaie centrale) pour honorer ses échéances immédiates. L’entreprise est insolvable pour des raisons d’illiquidité. Cette situation peut se produire bien que l’entreprise détienne plus d’actifs que de dettes.

La singularité de l’activité bancaire rend la bonne gestion de ces risques primordiale. En effet, l’activité des banques de dépôt consiste à collecter des dépôts et autres formes de financements de court terme et prêter à long terme (prêts immobiliers, prêts de long terme aux entreprises pour financer leurs investissements…).

Le décalage de maturité significatif entre leur actif (de long terme) et leur passif (de court terme) est à l’origine du risque de liquidité. L’endettement est très élevé relativement au niveau des fonds propres (on parle d’un « effet de levier » important). Les banques doivent veiller à ne pas prêter en trop grande quantité ou à des emprunteurs trop risqués.

2.B Exemples d’insolvabilité bancaire ? Imaginons une banque dont la situation est saine et dont bilan simplifié est semblable à celui présenté précédemment. La valeur nette de la banque est positive car la valeur des actifs dépasse celle des dettes, ce qui traduit la présence de fonds propres. QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE Les pertes réduisent les fonds propres de la banque, qui jouent leur rôle d’amortisseur. Une fois que les fonds propres sont épuisés, les pertes supplémentaires abaissent le montant des actifs sous celui des dettes. Même en vendant tous ses actifs, la banque ne pourrait rembourser tous ses créanciers. QuEst Ce Que La Monnaie Et Comment Est Elle CrééE A ce moment, la banque est encore techniquement solvable (actifs supérieurs aux dettes), elle a besoin de liquidités (billets ou réserves) en urgence pour satisfaire les demandes de retrait et de transfert de ses clients. Si la banque ne parvient pas à emprunter des liquidités immédiatement, l’unique solution sera de vendre ses actifs moins liquides (titres, crédits…).

  • Pour les vendre rapidement, la banque risque cependant de les brader et les céder à un prix inférieur à leur valeur de marché.
  • La banque encaissera alors des pertes, qui réduiront ses fonds propres jusqu’à éventuellement la rendre insolvable (voir cas 1).2.
  • C Aperçu des outils pour limiter le risque de crises bancaires La faillite d’une banque peut menacer le système bancaire dans son ensemble.
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Premièrement, les interconnexions entre les banques font peser un risque de faillite en chaîne puisque les banques créancières de la banque insolvable pourraient ne pas être remboursées. Par ailleurs, les crises de liquidité peuvent naître de simples craintes (justifiées ou non) et revêtir un caractère autoréalisateur.

  1. Si une banque fait faillite, chacun aura tendance à s’inquiéter de la solvabilité de sa propre banque.
  2. La peur des clients de ne pas pouvoir récupérer leur argent peut les inciter à retirer ou transférer leurs dépôts (espérant avoir l’idée avant les autres clients), créant ainsi des tensions sur la liquidité.

Si plusieurs banques subissent ce phénomène, l’angoisse générale s’accroît, renforçant toujours plus les problèmes de liquidité. Les crises bancaires sont néfastes pour toute l’économie. Il est donc logique que les pouvoirs publics s’interrogent sur leur rôle dans l’endiguement des crises bancaires.

  • Les interventions publiques sont toutefois critiquées, notamment car elles créent ce qu’on appelle un aléa moral : les banques prennent plus de risque car elles se pensent protégées par l’Etat en cas de difficulté.
  • Outre la réglementation prudentielle, les institutions publiques disposent de plusieurs outils pour préserver la stabilité du système bancaire.

Elles peuvent notamment :

Recapitaliser avec de l’argent public les banques qui ne possèdent plus de suffisamment de fonds propres lorsqu’elles sont considérées « systémiques », Ce levier, appelé « bail-out », a notamment été mobilisé dans plusieurs pays à la suite de la crise de 2008. Garantir les dépôts bancaires, afin de rassurer les déposants et éviter les paniques bancaires. La mise en place de cette garantie publique aux Etats-Unis en 1934, consécutivement à la Grande Dépression de 1929, y a instantanément fait chuter le nombre de faillites bancaires. Jouer le rôle de préteur en dernier ressort, Lors des paniques bancaires, la banque centrale doit prêter autant de liquidité que le demande les banques qui sont en mesure de lui apporter des actifs (illiquides) de bonne qualité en collatéral, Autrement dit, la banque centrale rachète temporairement les actifs illiquides que les banques commerciales ne pourraient céder en urgence pour obtenir des liquidités. Ce rôle, pensé dès le XIX e siècle par Walter Bagehot, a permis d’éviter la propagation de nombreuses crises de liquidité. La Banque Centrale Européenne en a notamment particulièrement usé lors de la crise de 2008.

Conclusion Les orfèvres londoniens du XVIIe siècle ont inventé la création monétaire, telle que pratiquée par les banques modernes. Pour octroyer un prêt, la banque crée un dépôt. Autrement dit, elle alimente le compte en banque de l’emprunteur par un simple jeu d’écriture.

Toutefois, si les banques abusent de la création monétaire (en prêtant trop ou à des emprunteurs défaillants), elles risquent de devenir insolvables. La faillite d’une banque peut facilement se répandre à d’autres banques étant donné les interconnexions entre elles et le caractère autoréalisateur des crises de liquidité.

Dans la mesure où les crises bancaires nuisent fortement à l’économie d’un pays, les pouvoirs publics mettent en place des mécanismes pour les limiter. En zone euro, le contrôle de la monnaie en circulation (i.e. la politique monétaire) est une prérogative que les Etats ont confié à la Banque Centrale Européenne (BCE) et qui s’exerce par l’intermédiaire des banques commerciales.

  1. Pourtant, jusqu’il y a peu, la stabilité du système bancaire était une mission largement partagée entre les autorités nationales et la BCE.
  2. La crise financière de 2008 puis celle de la zone euro en 2011 ont mis en évidence cette incohérence, poussant ainsi les Etats membres de la zone euro à s’organiser.

C’est pour combler cette lacune que le projet de l’Union Bancaire a vu le jour en 2012 (cf article de BSI « L’Union Bancaire à l’épreuve »). Encore incomplet en 2019, il s’articule en 3 piliers : 1/ un système de résolution unique des faillites bancaires en zone euro, 2/ un mécanisme de supervision unique des banques et 3/ un fond de garantie commun des dépôts.

Comment la monnaie peut être détruite ?

Les banques créent-elles de la monnaie ? On dit que les banques créent de la monnaie, est-ce exact ? Par Stéphane Le mécanisme principal de la création monétaire repose sur le crédit bancaire. La monnaie est donc créée lorsqu’une banque accorde un crédit à un client.

  • Depuis 1971 et la fin des accords de Bretton Woods, la monnaie n’a plus aucun lien avec l’or, qui est devenu une simple matière première.
  • Ainsi, la création monétaire n’est pas liée aux découvertes d’or.
  • Le processus principal de la création monétaire repose sur le crédit bancaire.
  • Lorsqu’une banque accorde un crédit, elle crée la monnaie correspondante en créditant le compte de son client.

Cette création monétaire est scripturale, c’est-à-dire qu’elle se fait via des écritures comptables et non par l’impression de nouveaux billets. La création de billets et de pièces correspond à de la fabrication physique de monnaie. Cependant, quand un particulier retire de l’argent au distributeur, la somme retirée en billets est retranchée de son compte bancaire.

La masse monétaire reste donc identique bien que sa composition ait changé. Les dépôts ne sont donc pas un préalable à l’octroi de crédit. En fait, quand une banque crée de la monnaie en accordant un crédit, elle crée par la même occasion un dépôt bancaire en mettant à disposition de son client la monnaie ainsi créée.

Ce sont donc les crédits qui font les dépôts, un mécanisme qui peut sembler en contradiction avec la croyance populaire qui veut que ce soient les dépôts qui fassent les crédits ! À l’inverse, la monnaie est détruite lorsqu’un emprunt est remboursé,

  1. Ainsi, s’il y a plus de crédits accordés que de crédits remboursés sur une période donnée, la masse monétaire augmente.
  2. Inversement, elle diminue si les remboursements sont supérieurs aux crédits accordés.
  3. Cependant, la capacité des banques à créer de la monnaie n’est pas illimitée.
  4. Elles sont contraintes par des exigences de refinancement fixées par la banque centrale,

C’est donc la banque centrale (en zone euro, la Banque centrale européenne) qui, en faisant varier son taux de refinancement, l’un des taux d’intérêt directeurs, pilote la création monétaire. : Les banques créent-elles de la monnaie ?

Quel est l’objet de l’économie monétaire ?

L’économie monétaire est l’étude de l’influence de la monnaie sur l’économie d’un pays. L’économie monétaire, en sciences sociales, est une économie où les biens et les services s’échangent contre de l’argent.

Qui a inventé la monnaie fiduciaire ?

De la valeur à la confiance – Les monnaies métalliques étaient fabriquées en métal précieux, et avaient une valeur propre, liée à leur poids. En 1685, au Canada, les colons français, confrontés à une pénurie de monnaie, inventent la monnaie fiduciaire,

Cette monnaie papier (créée sur une carte à jouer portant le sceau et la signature du Gouverneur) n’a pas de valeur intrinsèque : elle est fondée sur la confiance des possesseurs. En France, la monnaie de papier apparait au XVIIIème siècle, avec des billets de monnaie ou des assignats, Après la révolution, des banques d’émission indépendantes de l’État sont créées.

Mais en 1800, la Banque de France est créée et reçoit en 1803 le privilège exclusif d’émission de monnaie à Paris, En 1848, cette exclusivité est étendue à l’ensemble du pays,

Qui a créé les billets de banque ?

10000 ans d’économie Pendant la dynastie Song, la pénurie de monnaie métallique et les difficultés pratiques dans l’usage de monnaies de bronze amènent l’apparition de « papiers monnaie ». Leur rôle devient prépondérant dans les transactions intérieures, l’or et l’argent étant utilisés pour les transactions internationales.

Ces papiers monnaie n’étant pas garantis par une quantité déterminée de métal, une inflation importante s’ensuivit. Cette invention est l’une des « merveilles » que Marco Polo rapporta en Europe dans son récit de voyage à la fin du 13e siècle. En Europe, les premiers billets de banque sont émis en 1661 par la Banque de Stockholm de Johann Palmstruch qui fait faillite, faute de réserves suffisantes.

L’émission de billets de banque ne s’implante durablement qu’au 18e siècle en Europe. : 10000 ans d’économie

Comment la monnaie peut être détruite ?

Les banques créent-elles de la monnaie ? On dit que les banques créent de la monnaie, est-ce exact ? Par Stéphane Le mécanisme principal de la création monétaire repose sur le crédit bancaire. La monnaie est donc créée lorsqu’une banque accorde un crédit à un client.

Depuis 1971 et la fin des accords de Bretton Woods, la monnaie n’a plus aucun lien avec l’or, qui est devenu une simple matière première. Ainsi, la création monétaire n’est pas liée aux découvertes d’or. Le processus principal de la création monétaire repose sur le crédit bancaire. Lorsqu’une banque accorde un crédit, elle crée la monnaie correspondante en créditant le compte de son client.

Cette création monétaire est scripturale, c’est-à-dire qu’elle se fait via des écritures comptables et non par l’impression de nouveaux billets. La création de billets et de pièces correspond à de la fabrication physique de monnaie. Cependant, quand un particulier retire de l’argent au distributeur, la somme retirée en billets est retranchée de son compte bancaire.

La masse monétaire reste donc identique bien que sa composition ait changé. Les dépôts ne sont donc pas un préalable à l’octroi de crédit. En fait, quand une banque crée de la monnaie en accordant un crédit, elle crée par la même occasion un dépôt bancaire en mettant à disposition de son client la monnaie ainsi créée.

Ce sont donc les crédits qui font les dépôts, un mécanisme qui peut sembler en contradiction avec la croyance populaire qui veut que ce soient les dépôts qui fassent les crédits ! À l’inverse, la monnaie est détruite lorsqu’un emprunt est remboursé,

Ainsi, s’il y a plus de crédits accordés que de crédits remboursés sur une période donnée, la masse monétaire augmente. Inversement, elle diminue si les remboursements sont supérieurs aux crédits accordés. Cependant, la capacité des banques à créer de la monnaie n’est pas illimitée. Elles sont contraintes par des exigences de refinancement fixées par la banque centrale,

C’est donc la banque centrale (en zone euro, la Banque centrale européenne) qui, en faisant varier son taux de refinancement, l’un des taux d’intérêt directeurs, pilote la création monétaire. : Les banques créent-elles de la monnaie ?

Qu’est-ce qui influence la valeur d’une monnaie ?

La force d’une monnaie est déterminée par l’interaction de divers facteurs locaux et internationaux tels que la demande et l’offre sur les marchés des changes; les taux d’intérêt de la banque centrale; l’inflation et la croissance de l’économie nationale; et la balance commerciale du pays.

Quelles sont les formes de la monnaie ?

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Quelle est la monnaie la plus haute du monde ?

Quelle est la monnaie la plus forte ? – Cela peut paraître surprenant, mais, ce n’est ni l’euro, ni le dollar, ni le franc Suisse, encore moins la livre sterling. La monnaie la plus puissante au monde est celle du dinar koweïtien ou KWD, Révélé autour des années soixante, le dinar du Koweït constitue la monnaie nationale du pays.

Cette monnaie est connue et est considérée comme la plus puissante du monde en raison des industries pétrolières, des fonds d’investissement offshore qui sont d’ailleurs très actifs. En effet, le Koweït est un État situé entre l’Irak et l’Arabie Saoudite. Elle est surtout connue pour ses grandes exportations pétrolières qui ont contribué à consolider son empire monétaire.

Aujourd’hui, 1 dinar koweïtien est égal à 2,97 euros, Et, elle conserve une parité fixe sur 1 dollar USD qui est égal à 0,301175 dinar koweïtien. C’est d’ailleurs, cette parité fixe qui fait d’elle la plus forte monnaie du monde.