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QuEst-Ce Que L’éConomie Du Partage Ou éConomie Collaborative?

L’économie collaborative recouvre, à la fois, des plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers sans recherche de profit et des plateformes d’offres commerciales. L’économie collaborative tend à faire évoluer le modèle socio-économique et présente de nouveaux défis pour les pouvoirs publics.

C’est quoi l’économie de partage ?

Définition de l’économie collaborative Également dénommée économie du partage, l’économie collaborative repose sur la mutualisation et l’échange de services, de ressources, de biens, de temps, de savoirs et de compétences.

Quel est le principe de l’économie collaborative ?

L’économie collaborative repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, matériel de jardinage, outils de bricolage, accessoires de luxe, vêtements), de services (bricolage, création de site internet, travaux de rédaction) ou de connaissances (communautés d’apprentissage) avec ou sans échange monétaire.

Quels sont les objectifs de l’économie collaborative ?

Quel enjeu pour la consommation collaborative ? – L’objectif sur le long terme est que chacun puisse réellement adhérer à ce mouvement. Il est souvent plus difficile de convaincre les acteurs traditionnels. Mais ce qu’il faut souligner c’est que la consommation collaborative génère la création de nouveaux marchés et donc d’emplois.

L’économie collaborative favorise aussi la création de lien social car elle repose sur des communautés d’utilisateurs. Certains acteurs ont adapté leurs offres afin de créer un lien social plus fort et d’être dans une démarche d’accompagnement notamment au niveau des jeunes. La consommation collaborative est aujourd’hui également associée à la consommation durable.

En effet, la notion de partage est la clé de cette nouvelle économie. En partageant les ressources, les consommateurs vont pouvoir limiter la surproduction ou le gaspillage. Le respect de l’environnement fait désormais partie des priorités de nombreux Français qui choisissent de limiter et partager leurs déplacements, d’acheter des produits locaux pour soutenir les producteurs du coin Ces nouveaux comportements montrent une transition vers une économie plus collaborative et durable, à laquelle nous allons tendre d’ici quelques années.

Pourquoi l’économie de partage ?

Comprendre l’économie du partage – Des communautés de personnes ont partagé l’utilisation des biens pendant des milliers d’années, mais l’avènement d’Internet, et son utilisation de données volumineuses, a permis aux propriétaires de biens et à ceux qui cherchent à utiliser ces biens de se retrouver plus facilement.

Ce type de dynamique peut également être appelé « économie partagée », « consommation collaborative », « économie collaborative » ou « économie des pairs ». Les économies de partage permettent aux individus et aux groupes de à partir d’actifs sous-utilisés. Dans une économie de partage, les actifs inutilisés, tels que les voitures garées et les chambres d’amis, peuvent être loués lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

De cette manière, les actifs physiques sont partagés sous forme de services. Par exemple, un rapport a détaillé l’avantage de coût du service de partage de logement Airbnb par rapport à l’espace hôtelier, les propriétaires utilisant des chambres d’appoint.

Quelle entreprise fait partie de l’économie collaborative ?

Airbnb, BlaBlaCar, Uber Ces start-up devenues poids lourds témoignent de l’essor de l’économie collaborative. Focus sur un secteur qui révolutionne les modes de consommation et les formes de travail.

Quand et pourquoi est née l’économie collaborative ?

L’économie collaborative, est un phénomène qui a changé le visage de notre façon de consommer. – Apparue avec la démocratisation d’internet, l’économie collaborative peut être définie comme différentes pratiques favorisant les échanges ou la participation de la communauté.

  • À l’image des nouvelles technologies dans la Silicon Valley à une autre époque, San Francisco est aujourd’hui le berceau de cette économie du partage qui ne pèserait pas moins de 3,5 milliards de dollars selon le magazine Forbes.
  • Le partage n’est pourtant pas une idée si nouvelle.
  • Cela fait partie des habitudes des êtres depuis des millions d’années.

Les coopératives, créées il y a des dizaines d’années, sont un exemple de notre capacité à faire de notre économie une économie collaborative. Pourtant nous nous sommes mis des barrières et enfermés dans nos cocons pour vivre dans une économie où la possession est maître ( Rachel Botsman, 2014).

Quel est l’élément le plus important dans l’économie du partage ?

Billet rédigé par Chloé Demarbaix (ENS-Lyon), Cynthia Tremblay (EBSI) et par Eléonore De Macedo (Enssib) dans le cadre du cours sur l’économie du document/web. L’économie du partage repose sur l’idée que chacun puisse requérir ou proposer un service, en s’adressant au reste de la communauté que constitue Internet.

  1. Il n’est plus obligatoire de passer par des fournisseurs de services : l’offre du particulier au particulier est facilitée dans tous les domaines.
  2. De jeunes entreprises ont exploité cette économie et l’ont rendue pérenne, mais comment la comprendre ? A qui profite-t-elle ? Plusieurs acteurs y participent conjointement : les entreprises qui deviennent des plateformes de proposition de services de particulier à particulier ; ces mêmes consommateurs ; et les différents États dans lesquels cette économie se développe.

Chaque acteur envisage cette nouvelle pratique selon une problématique différente. Les entreprises cherchent à augmenter leur bénéfice, les consommateurs veulent trouver leur intérêt économique tout en augmentant leur sociabilité, et enfin la juridiction financière des États cherche à encadrer ces nouvelles pratiques pour ne pas laisser détruire une partie du marché et s’échapper des recettes fiscales.

Quels sont les principaux enjeux de l’économie collaborative ?

Enjeux et perspectives de la consommation collaborative

Agrandissement de la taille de la police A+ Réduction de la taille de la police A-

Dans sa définition la plus large, la consommation collaborative permet à une communauté de particuliers de prêter, louer, donner, partager, échanger, acheter des biens ou des services. Ces nouvelles pratiques, qu’il y ait ou non une contrepartie monétaire, ont pris une forte ampleur et sont maintenant ancrées dans les habitudes des Français, notamment grâce à l’essor de plateformes sur Internet qui facilitent considérablement la mise en relation de particuliers.

  • Neuf Français sur dix déclarent ainsi avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique de consommation collaborative.
  • Cette étude établit un état des lieux de la consommation collaborative, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, en analysant le développement de la demande et de l’offre dans des secteurs d’activité très diversifiés correspondant aux grandes fonctions suivantes : se déplacer, transporter et stocker des objets, se loger, se divertir, se nourrir, s’équiper, s’habiller, se faire aider et se financer.

La France compte près de 300 initiatives numériques, bien positionnées au niveau mondial, appartenant au champ de la consommation collaborative. L’étude examine par ailleurs la réponse des acteurs traditionnels, parfois directement concurrencés par la consommation collaborative.

Les différents freins et leviers de développement du phénomène sont également identifiés : facteurs macroéconomiques, réglementation, évolutions technologiques, habitudes de consommation, viabilité des modèles économiques L’étude propose différents scenarii prospectifs à horizon 2020 : un scénario de transition, un scénario de synergie entre les acteurs traditionnels et les nouveaux acteurs de la consommation collaborative et un scénario de « bulle économique » faute d’un modèle économique viable.

Enfin, elle propose des axes de recommandations pour mieux encadrer ces nouvelles pratiques tout en leur permettant de se développer. Parmi les enjeux identifiés, figurent notamment la protection du consommateur, le soutien aux initiatives de la consommation collaborative et le besoin d’assurer une équité de traitement entre les différents acteurs économiques.

Quels sont les inconvénients de l’économie collaborative ?

Le défi majeur de la régulation gouvernementale – Le développement des plateformes d’économie du partage et leur rôle grandissant dans l’économie mondiale mettent les gouvernements devant la nécessité d’établir un cadre juridique spécifique. Qu’il s’agisse de la protection des travailleurs, des droits des consommateurs, ou de réguler la problématique de la fiscalité entourant ce type d’activité, différents sujets requièrent l’implication des autorités gouvernementales.

  1. Bien que l’Union européenne, ainsi que le gouvernement français, aient pu définir différentes directives propres à la réglementation de ce secteur, 79 % des utilisateurs de services collaboratifs estiment qu’un effort plus important devrait être fourni.
  2. Ainsi, lorsqu’il leur a été demandé de donner leur avis sur l’affirmation suivante “L e gouvernement devrait davantage réguler les pratiques d’économie collaborative”, 56 % se déclarent “d’accord”, et 23 % “totalement d’accord “.

À l’inverse, 16 % de ce même groupe de participants marquent leur désaccord, voire un fort désaccord pour 5 %. QuEst-Ce Que L Notre étude a é galement demandé aux répondants utilisant ces services quel encadrement devrait être appliqué aux différents domaines de l’économie collaborative. Ces derniers ont estimé qu’un degré moyen à fort de réglementation devait avoir lieu en priorité pour :

les services de transport (89 %)les services d’hébergement (87 %)les services professionnels (86 %)les services de loisirs et de divertissement (85 %)

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Quel est l’intérêt de l’économie collaborative pour l’environnement ?

Comment informer les utilisateurs ? – La consommation collaborative attire l’attention des pouvoirs publics, qui essaient d’encadrer au mieux son développement, en limitant notamment les impacts négatifs, sur les consommateurs, sur l’environnement, le climat. Parmi les initiatives des pouvoirs publics :

La loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a posé le principe d’une information loyale, claire et transparente sur les conditions générales d’utilisation des plateformes collaboratives. Son article 134 renvoie à un décret pour la définition d’un certain nombre d’obligations d’information. La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique vient compléter le dispositif existant, notamment en essayant de garantir la loyauté des plateformes et l’information des consommateurs. Elle encadre, par exemple, (article 51) l’obligation, dans certains cas, pour les loueurs de local meublé de se déclarer en mairie et (article 49) l’obligation pour les plateformes en ligne de mettre en évidence son rôle d’intermédiation. Le rapport de Pascal Terrasse sur le développement de l’économie collaborative présente 19 propositions pour que cette économie se « développe au profit de l’économie dans son ensemble ». La communication de la commission européenne du 2 juin 2016 relative à un agenda européen pour l’économie collaborative présente des orientations visant à aider les consommateurs, les entreprises et les pouvoirs publics à s’engager en toute confiance dans l’économie collaborative. La communication invite ses États membres à réexaminer, et le cas échéant à réviser, la législation en vigueur conformément à ces orientations.

Comment évolue l’économie collaborative ?

Le chiffre d’affaires des plateformes des cinq secteurs clés de l’ économie collaborative – finance, hébergement, transport, services à la personne et services aux entreprises – devrait augmenter de 35 % par an dans les années à venir, contre 3 % pour l’ensemble de l’ économie.

Pourquoi Airbnb est une économie collaborative ?

Les outils digitaux à l’origine du succès d’Airbnb Airbnb est avant tout une plateforme mondiale qui fonctionne en réseaux. La mise en relation est au centre du business model. C’est l’économie collaborative, autrement dit un modèle économique basé sur l’échange et le partage entre particuliers.

En effet, Airbnb est une plateforme de mise en relation entre propriétaires de logements et voyageurs du monde entier. Son concept rassemble à la fois le secteur touristique, l’échange humain et culturel mais aussi l’utilisation d’outils digitaux qui rendent possible toute cette aventure ou devrais-je plutôt dire cette transaction.

Avec un chiffre d’affaire de 4 milliards de dollars en 2019 et le 1er hôtelier du monde en nombre de chambres offertes, sachant qu’il ne possède aucun bâtiment. Airbnb a su s’affirmer en tant qu’acteur leader du secteur du tourisme aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de spéculation autour de son entrée en bourse.

Mais le PDG et co-fondateur de l’entreprise, Brian Chesky a longtemps affirmé qu’Airbnb ne préparait pas d’entrée en bourse. Jusqu’à fin 2018, en annonçant une entrée en bourse prévue certainement pour fin 2020. Quelles sont les clés d’un tel succès ? Les fondateurs d’Airbnb ont su trouver le bon filon en innovant le concept de voyage.

En 2008, année de création de la start-up, le secteur touristique connait un renouveau. Les attentes des touristes s’orientent vers une façon de voyager plus originale que traditionnelle comme on pouvait le faire auparavant en réservant son hotel qui offrait les services de base et visiter les coins attrape-touristes de la destination en question.

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Airbnb propose non seulement des logements dans le monde entier mais c’est surtout des expériences atypiques et uniques que cherche les utilisateurs d’Airbnb. C’est ce qui fait la différence avec les hotels traditionnels ou autres plateformes de locations de logements. Les hôtes peuvent se sentir chez eux où qu’ils se trouvent.

Leur logement situé dans des quartiers très différents de là ou on peut trouver la plupart des hôtels. La rencontre avec l’hôte est également un atout. Les voyageurs ont donc un contact avec un local avec qui ils peuvent échanger et bénéficier de conseils et des bonnes adresses.

Ce sont tous ces petits détails qui font que l’expérience client Airbnb est très différente de ce que propose les grands du tourisme de nos jours. On aurait tendance à se dire que sur un site internet, l’échange entre les hôtes doit être concis et purement transactionnelle. Non seulement, cet outil digital est la pierre angulaire du concept d’Airbnb mais c’est également l’outil qui a permis de créer une communauté avec des valeurs de confiance et d’authenticité à travers le monde.

Le dévelopement de la plateforme est une stratégie bien élaborée de la part des dirigeants de la start-up. En effet, Airbnb met un point d’honneur a bien connaitre ses utilisateurs. Pour cela, ils utilisent :

L’A/B testing : une méthode qui consiste à modifier une variable d’un contenu pour voir comment l’audience réagit à ce changement et ainsi comparer et analyser le comportement des deux versions testées. Sur Airbnb, les utilisateurs sont classés par un algorithme se basant sur leur comportement lors de l’utilisation de la plateforme, en fonction des commentaires et des notes attribués. Le résultat de ce classement permettra donc de proposer à l’utilisateur le contenu le plus adapté pour lui. Traitement de langage naturel : Les commentaires sont tous répertoriés pour analyser les mots qui reviennent souvent et les verbatim pour connaître au mieux le sentiment du client au moment où il donne son avis. Analyse de photos : Airbnb a compris que les photos jouaient un rôle essentiel dans la décision d’achat des clients. C’est pourquoi, non seulement ils ont fait appel à des photographes professionnels pour mettre en valeur les logements mais il y a également une vraie analyse de performance sur les photos postées. Derrière chaque photo, Airbnb pose des trackings pour connaitre le taux de clics pour savoir ainsi quel type de photo fonctionne le mieux. Et pouvoir ainsi conseiller les hôtes pour mettre en avant les photos les plus attrayantes et maximiser ses chances de louer son appartement.

Mais avec de tels moyens d’action, le secteur hôtelier crie à la concurence déloyale. En effet, le business model d’Airbnb contraste avec le secteur traditionnel hôtelier. Airbnb n’est donc pas soumis aux même conditions d’imposition au regard des Etats.

Nous retrouvons alors les difficultés que rencontrent l’économie collaborative de manière générale comme les chauffeurs de taxi avec Uber, plateforme de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport. Certaines villes, comme Paris, ont risposté avec une législation limitant la durée de location des appartements à 120 jours maximum.

Malgré les difficultés rencontrées, Airbnb ne cesse de se développer et d’innover son offre. En Novembre 2016, la plateforme propose de nouveaux services : « Expériences ». Cette offre propose des visites guidées, des activités et sorties proposées par l’hôte.

Qui pratique la consommation collaborative ?

La consommation collaborative. qu’est-ce donc ? – L’ADEME définit la consommation collaborative comme « une pratique qui augmente l’usage d’un bien ou d’un service, par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci, avec et entre particuliers ».

  1. Il s’agit donc d’un modèle économique dans lequel l’usage prédomine sur la propriété, partant du principe que l’usage d’un bien ou d’un service peut être augmenté par le partage, l’échange, le troc, la vente ou encore la location de celui-ci.
  2. Trois systèmes Selon Rachel Botsman, la fondatrice du mouvement de la collaborative consumption, et co-auteur de What’s mine is yours, The Rise of collaborative consumption, on peut distinguer parmi le fleurissement d’initiatives actuelles trois systèmes de consommation collaborative : Les Product Service Systems, qui permettent de transformer un produit en service: l’autopartage, les vélos en libre en service, ou encore la location entre particuliers.

Ces plates-formes s’inscrivent dans le cadre plus général de l’économie de fonctionnalité. Un exemple célèbre est celui du Vélib, mais il en existe bien d’autres, notamment des sites de locations d’objets en tous genres comme Zilok ( http://fr.zilok.com/ ) ou E-loue ( https://www.e-loue.com/ ), des plates-formes de covoiturage ou de location de voitures entre particuliers comme Covoiturage.fr ( http://www.covoiturage.fr/ ), Deways ( http://www.deways.com/ ) ou encore Citizen Car ( http://www.buzzcar.com/fr/cityzencar/ ), des sites de location de sacs à main de grandes marques ou de jouets, etc.

Les systèmes qui permettent de redistribuer des produits dont on n’a plus l’utilité, à travers la revente, le troc ou le don. On retrouve ici des géants du secteur, comme eBay ou Price Minister, mais également d’autres sites moins connus et en plein développement. Dans le secteur de la mode, c’est le cas de Vestiaire de Copines ( http://fr.vestiairecollective.com/ ) et Prêt à changer ( http://www.pretachanger.fr/ ), ou encore de manière plus générale de Freecycle ( http://fr.freecycle.org/accueil/ ), qui permet de donner toutes sortes d’objets dont on ne se sert plus.

Les systèmes qui favorisent des styles de vie collaboratifs en allant plus loin que le simple échange de produits, et en permettant de partager ou d’échanger des services, du temps, des savoir-faire On peut citer par exemple l’achat groupé de produits directement au producteur (réseaux Amap), mais aussi le co-lunching, le co-working, le crowdfunding ou encore le célèbre couchsurfing.

Quelles sont les valeurs de l’économie du partage ?

Économie du partage ou partage de l’économie ?

Économie du partage ou partage de l’économie ?

L’économie collaborative a-t-elle quelque chose à voir avec l’économie du partage, share economy, ou plus précisément encore avec l’économie sociale et solidaire, l’ESS ? Cette économie humanise-t-elle ou tue-t-elle les marchés ? AirBnB, Uber, LeBonCoin, BlaBlaCar Les expériences d’économie collaborative se développent à vitesse grand V aujourd’hui, au Québec comme en France, et parfois à échelle planétaire, amenant certains observateurs à parler de l’avènement de nouveaux modèles économiques, voire d’une nouvelle civilisation.

Epiphénomène ou véritable transformation des modèles économiques ? Quand les limites entre producteur, distributeur et consommateur s’estompent, quelles nouvelles règles de l’échange s’inventent-elle, avec quelles valeurs, quelle éthique ? Est-ce l’émergence d’une nouvelle économie, à la fois libérale et sociale, dopée par le numérique et la mondialisation ? Le nouveau visage de l’économie sociale libérée de ses oripeaux historiques ? Ou au contraire la nouvelle conquête du capitalisme sur la sphère privée et bénévole, la marchandisation de l’esprit collectif ? Revenons à quelques définitions : l’économie collaborative se base sur la production de biens et (surtout) de services en commun, s’appuyant sur une organisation horizontale, facilitée notamment par l’usage de plates-formes internet.

L’économie de partage est une organisation de pair à pair, où les individus s’auto-organisent pour créer un bien commun. L’économie sociale et solidaire est centrée sur l’intérêt général, à travers une organisation démocratique et une éthique de la répartition des revenus de l’activité.

Du pareil au même ? Pas tout à fait, si on se penche plus attentivement sur les concepts autant que sur les réalités concrètes. Services en commun, biens communs, intérêt général : les finalités de chacune de ces économies différent. L’économie collaborative permet de produire des services à plusieurs, mais ces services ne deviennent pas pour autant une propriété collective.

La chambre louée via AirBnB ou la voiture du conducteur Uber reste à son propriétaire et une part significative du prix de la location va à la plate-forme centrale de réservation. Pour l’économie du partage, il s’agit de créer ensemble des biens collectifs : le coût d’un trajet en covoiturage est partagé équitablement entre le chauffeur et son ou ses passagers.

  • Les logiciels libres élaborés par ses communautés d’usage appartiennent à tous.
  • Pour l’ESS les biens et les services produits ne servent pas qu’une catégorie d’usagers mais tous ; un part significative de l’ESS s’intéressent même plus spécifiquement aux usagers les plus empêchés dans l’accès à ces services : petite enfance, personnes âgées et handicapées, personnes fragiles socialement ou financièrement.

L’horizontal, le pair à pair, le démocratique : les formes d’organisation humaine conditionnées par chacun de ces modèles économiques sont là aussi de nature différente. L’économie collaborative repose sur une structure très pyramidale avec un gestionnaire d’information unique qui accrédite les collaborateurs, et une multitude de collaborateurs sans lien particulier les uns avec les autres, au statut totalement précaire et sans lien salarial notamment.

L’économie du partage s’appuie sur des communautés de coproduction à égalité, théorique, de pouvoir. L’ESS se construit avec des salariés coopérateurs ou sociétaires, qui ont chacun la même voix au chapitre, dans un ensemble de conventions sociales protectrices pour les individus, mais créatrices de rigidité pour le développement des activités.

Valeur ajoutée, capital et répartition des profits, éthique économique : l’économie collaborative peut générer des concentrations capitalistiques très fortes (introduction en bourse de AirBnB pour 8 milliards $, levée de fonds de plus de 200 M€ pour BlaBlaCar).

  1. Moyens financiers essentiels pour assurer le développement des systèmes d’information et des données, mais absence totale de partage du capital et faible partage des profits avec les collaborateurs.
  2. A contrario, l’économie du partage comme l’ESS ne génère que très peu de capitaux, et ceux-ci sont le plus souvent portés par tous, qu’ils soient impartageables ou non spéculatifs.

Un modèle très éthique, mais difficile à mobiliser dans une stratégie de forte croissance et donc de besoins en capitaux. Economie collaborative, économie du partage et ESS s’appuient toutes les trois sur l’agir collectif, mais les ambitions et règles de ce collectif sont ainsi bien différentes pour chacune.

Gardons nous de nier ces différences et travaillons à des fertilisations croisées : la dynamique économique et la puissance d’innovation de l’économie collaborative doit inspirer cette vieille dame qu’est l’ESS. L’éthique et la qualité sociale de l’ESS et de l’économie du partage doivent encourager l’économie collaborative à se doter d’un supplément d’âme.

Pour aller plus loin L’économie collaborative a été largement médiatisée au cours des dernières années. Originellement milieu des “makers”. Accompagnez la construction de l’économie sociale et solidaire de demain en adhérant à notre think tank et à nos valeurs ! : Économie du partage ou partage de l’économie ?

Quels sont les 3 domaines d’action de l’économie circulaire ?

Fonctionnement de l’économie circulaire – L’économie circulaire repose sur 7 piliers dans les 3 domaines : la production, la consommation et la gestion des déchets. Au niveau de la production

Les entreprises extraient et exploitent les ressources naturelles de façon responsable et développent des achats durables.Les produits sont inventés et réalisés selon les principes de l’ éco-conception,L’ écologie industrielle et territoriale (EIT) favorise les échanges de ressources entre les entreprises.L’économie de la fonctionnalité (ou d’usage) est privilégiée : on vend un service qui permet d’utiliser un bien plutôt que de vendre le bien lui-même.

Exemple : on vend un service de co-voiturage plutôt que de vendre une voiture. Au niveau de la consommation La consommation responsable est encouragée par une meilleure information des consommateurs. Les consommateurs allongent la durée d’usage des produits qu’ils ont achetés par la réparation, la réutilisation ou le réemploi. Bon à savoir : ces consommateurs informés qui veillent à leurs consommations sont appelés des “consomm’acteurs”. Exemple : le marché des vêtements d’occasion est une forme d’économie circulaire. Au niveau des déchets Le recyclage des matériaux permet la construction de nouveaux produits. Le recyclage est le dernier recours quand toutes les autres formes d’utilisation et de réemploi ont été épuisées. >> À lire aussi – Soldes d’hiver 2021 : dates et fonctionnement

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Quelle est l’importance de l’économie positive ?

Qu’est-ce que l’économie positive ? L’économie positive entend construire un nouveau modèle économique reposant sur une triple durabilité, sociale, écologique et démocratique afin de mieux prendre en compte l’intérêt des générations présentes et futures. Reposant sur ces trois piliers fondateurs, l’économie s’attache donc à transformer l’ensemble des domaines d’activités : la santé, l’éducation, l’assurance, la culture, les transports, le numérique, le sport, l’énergie etc. QuEst-Ce Que L Un des principes fondamentaux de l’économie positive est de restaurer la priorité au long terme, Le règne de l’urgence caractérise l’économie actuelle et domine la société dans son ensemble. Nous sommes aujourd’hui confrontés à l’épuisement d’un modèle tourné vers l’exploitation des ressources et assujetti à la dictature du court-terme.

  • Le monde s’est globalisé et avec lui les grands enjeux de notre temps, la montée des inégalités, le défi climatique et environnemental, la défense des libertés et du bien-être de tous.
  • La crise actuelle nous rappelle à quel point le monde a besoin de changer pour affronter les enjeux de demain et qu’il est important de mieux préparer l’avenir.

Si le système économique actuel n’est pas réorienté vers une meilleure prise en compte du long terme, il sera impossible de relever les défis écologiques, technologiques, sociaux, politiques ou spirituels, qui attendent le monde d’ici 2050. La transformation de notre économie en une économie positive est une garantie de pérennité et un levier de succès pour tous : l’économie positive crée de la croissance, des richesses et des emplois de haut niveau.

De nombreuses études démontrent que les entreprises aujourd’hui positives ne sont pas moins efficaces et rentables que d’autres : au contraire, placer le long terme au cœur de leur stratégie assure leur pérennité. Plus une entreprise est positive, plus elle attire des collaborateurs et des investisseurs motivés.

Par ailleurs, plus un territoire est positif, plus il attire des investisseurs, des habitants et crée des emplois. L’économie positive nécessite d’agir à tous les niveaux, des Etats à la société civile, des entreprises aux collectivités territoriales : dans une économie mondialisée. QuEst-Ce Que L QuEst-Ce Que L Elle rassemble celles et ceux qui, d’une façon ou d’une autre, dans les gouvernements, les administrations, les parlements, les universités, les entreprises, les collectivités locales, les ONG, travaillent dans l’intérêt des générations suivantes.Beaucoup d’initiatives positives existent déjà, mais demeurent encore trop anecdotiques. QuEst-Ce Que L Pour accompagner les acteurs économiques dans leur transformation positive, il est nécessaire de pouvoir évaluer les progrès accomplis ainsi que ceux qu’il reste à faire pour mieux prendre en compte l’intérêt des générations futures. C’est pour cette raison que nous avons créé les indices de positivité.

Comment travailler de manière collaborative ?

Comment collaborer efficacement au travail – Incitez les membres de votre équipe à faire preuve de souplesse et à tirer profit des outils à leur disposition. Préparez le terrain en définissant les attentes et les responsabilités, puis faites-leur confiance.

  • Votre équipe fera de son mieux pour faire avancer le projet.
  • Montrez l’exemple : encadrez votre équipe et développez les compétences de chacun, tout en maintenant la concentration de tous.
  • Soyez honnête et optez pour la transparence.
  • Souvenez-vous : il vaut mieux trop communiquer que pas assez.
  • Les outils de collaboration vous aident à mettre toutes ces actions en place.

Des outils comme Slack permettent aux équipes de centraliser le travail dans un seul et même endroit. Les espaces de travail partagés, en particulier si votre équipe est en télétravail, vous offrent de nouvelles manières de rester connectés et de mieux travailler ensemble.

Où déclarer les revenus de l’économie collaborative ?

Je cuisine des petits plats pour les vendre – Vous cuisinez pour les autres, vous faites du « cocooking ». Vous n’avez rien à déclarer à condition que la contribution des convives ne couvre que vos frais de nourriture et de boisson. Aucune rémunération en échange de votre prestation de « chef » ne doit être perçue.

En qualité de conducteur, vous demandez aux covoiturés une contribution se limitant à un strict partage des frais, Ne réalisant aucun bénéfice, vous n’avez pas à déclarer vos gains. La quote-part réclamée aux autres passagers ne doit toutefois couvrir que les dépenses de carburant et de péage liées à vos déplacements en commun, car, dans le cadre légal du covoiturage, le partage des frais d’assurance, d’amortissement, d’entretien du véhicule ou de garage n’est pas autorisé.

Conservez toutes les pièces justificatives, le fisc pouvant vous les réclamer, dans la limite du délai de trois ans plus l’année en cours. Dans le cadre du covoiturage entre votre domicile et votre lieu de travail, si vous optez pour la déclaration de vos frais réels, vous devez déduire le montant des frais restant à votre charge, après avoir retiré la contribution des autres passagers.

  1. La règle est identique pour les indépendants au régime « réel ».
  2. Vous avez mis en location une voiture ou un autre bien dans le cadre d’une activité professionnelle ou occasionnelle.
  3. Vous devez déclarer vos recettes, ligne 5NP sur la déclaration 2042 C Pro tant qu’elles n’ont pas dépassé 72 600 euros en 2021,

Votre bénéfice imposable sera déterminé par le fisc qui appliquera un abattement de 50 % aux sommes déclarées. Autrement dit, vous ne serez imposé que sur la moitié de ce que vous avez perçu. Si vos recettes ont excédé 72 600 euros en 2021, vous serez soumis au régime des bénéfices commerciaux industriels (BIC) dit au « réel ».

Pourquoi la consommation collaborative ?

Le 08 Mar.2014 à 00h00 (TU) Mis à jour le 10 Mar.2014 à 09h43 (TU) AirPnP, un nouveau site permettant de trouver l’endroit le plus proche pour faire pipi partout dans le monde, vient d’être lancé par deux Américains. Il s’ajoute à la liste des concepts de “consommation collaborative”, comme AirBnB, Blablacar ou Couchsurfing.

  • Explications de ce phénomène qui prend de l’ampleur.
  • De nos jours, il est possible de manger, de se déplacer et de se loger sans passer par les circuits traditionnels.
  • Comment ? Grâce à la consommation collaborative.
  • Un concept que l’ Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) définit comme “une pratique qui augmente l’usage d’un bien ou d’un service par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci, avec et entre particuliers”.

Jean-Paul Flipo, ancien professeur de marketing et auteur de plusieurs livres, dont La consommation citoyenne, précise cette définition. Selon lui, “c’est une structure horizontale et non verticale (des multinationales au consommateur, ndlr). La consommation collaborative veut dépendre le moins possible de ces grandes structures hiérarchiques.

  • Les consommateurs se disent qu’ils sont capables de se débrouiller par eux-mêmes, parce qu’ils ont des compétences et des capacités complémentaires”.
  • Avant, la consommation collaborative était surtout “incarnée par les relations de voisinage, c’est-à-dire des gens que l’on connaît, avec qui on se rend des services mutuels,” assure Jean-Paul Flipo.

Aujourd’hui, grâce à internet, ce concept a pris une autre dimension, notamment internationale, et de nombreux sites ont vu le jour. Ce mode de consommation touche tous les secteurs. Dans le domaine du logement, AirBnB propose des locations via des particuliers partout dans le monde.

  1. Dans le même registre, Couchsurfing permet à n’importe qui d’emprunter le “canapé” d’un particulier, sans contrepartie financière, et pour une courte durée.
  2. Côté transport, Blablacar et Carpooling mettent en relation conducteurs de voiture et passagers pour limiter les coûts et la pollution, liés au transport.

L’alimentation aussi fait partie de ce concept grâce aux AMAP ( Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne ). Objectif : acheter ses produits directement aux producteurs, sans passer par des intermédiaires. Les sites de troc comme Pretaechanger, de revente d’objets d’occasion comme Leboncoin ou de location d’objets utiles (bricolage), comme Snapgoods font aussi partie du concept de consommation collaborative.

Rejet de l’économie traditionnelle Pour Jean-Paul Flipo, la consommation collaboratrice est “un certain rejet de l’économie classique. Le marketing exerce un pouvoir sur les consommateurs et, parfois, ce pouvoir entraîne une résistance du consommateur. Trouver d’autres solutions que celles offertes par le marché est une manière pour lui de résister”.

Cette volonté de ne pas vouloir participer aux circuits traditionnels d’achat ou de location est assez récente, et pour l’ancien professeur de marketing, cela s’est surtout développé avec l’essor d’internet. L’économie traditionnelle prévoit un bien par individu.

  1. L’économie collaborative, elle, se définit justement par l’utilisation d’un bien ou d’un service par plusieurs personnes.
  2. Prenons l’exemple des vélib’ ou des autolib’.
  3. Ils permettent à plusieurs personnes de bénéficier d’un service, sans les “contraintes” de l’achat, de l’entretien et du stationnement.

C’est une bonne manière de faire des économies, surtout en temps de crise. Selon certains observateurs du phénomène, un pouvoir d’achat insuffisant pousserait donc les gens à consommer autrement et de manière plus collective. Les jeunes adultes sont généralement la principale cible des sites de consommation collaborative.

  • Ils bénéficient souvent de faibles revenus, mais peuvent, grâce à ce concept, jouir de services pratiques et peu coûteux.
  • Un désir de lien social Le rejet de l’économie traditionnelle serait étroitement lié au “désir de se réintégrer dans un collectif, de récréer du lien social”, observe Stéphane Hugon, sociologue et directeur d’ ERANOS,

La société serait-elle déshumanisée ? Oui, selon Jean-Paul Flipo. C’est dans ce contexte que les individus chercheraient à recréer du lien social. Une tendance particulièrement visible chez les 15-30 ans. Stéphane Riot et Anne-Sophie Novel sont les auteurs de Vive la co-révolution ! Le livre décrypte et analyse une nouvelle forme de société : la société collaborative.

Selon les auteurs, elle “est vivante et se nourrit de la collaboration entre ses citoyens, où l’intérêt matériel est remplacé par un intérêt relationnel”. Acheter ses légumes directement au producteur, voyager en covoiturage, dormir chez un inconnu qui nous prête son canapé les façons de créer du lien social sont diverses.

Et grâce aux sites internet, il est très simple d’organiser ces rencontres. Il existe tout de même un paradoxe. En France par exemple, “à l’heure où l’on parle de société de défiance”, un sondage de TNS-Sofres, réalisé en 2013, révèle que 59% des Français disent avoir confiance dans les échanges entre particuliers.

  • Démarche écologique ? Consommer de manière collaborative participerait également au développement durable.
  • Comment ? Tout simplement en redonnant une nouvelle vie à certains objets comme sur Leboncoin.
  • Au lieu d’être jeté, le produit d’occasion est vendu, puis réutilisé.
  • Le concept du covoiturage, lui, réduit considérablement les émissions de CO2.

De plus en plus, ces initiatives s’inscrivent dans une sorte de “consommation raisonnée”, où les gens réfléchissent à l’impact de leurs actions sur l’environnement. Dans un article du Time Magazine, le journaliste Bryan Walsh confirme cette idée : “Il y a une démarche écologique, bien sûr : le partage et la location de matériel signifient que l’on produit et que l’on gâche moins de choses, ce qui est bon pour la planète”.

Pour Anne-Sophie Novel, docteur en économie, spécialiste de l’économie collaborative, ce modèle de consommation “va permettre de servir un peu plus la transition écologique”. Le phénomène de la consommation collaborative se développe rapidement, et les sites sont de plus en plus nombreux. Assiste-t-on à un grand changement de notre mode de vie et de consommation ? Le journaliste Bryan Walsh en est certain, le phénomène fait partie des ” 10 choses qui changeront le monde “.

Pour Stéphane Hugon, “la société change et la consommation collaborative est la manifestation de cette transformation profonde”. Le public est d’ailleurs de plus en plus réceptif à cette nouvelle forme de consommation. La preuve que le fameux slogan “What’s yours is mine” (“Ce qui est à moi est à toi”) fonctionne.

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Quelles sont les valeurs de l’économie du partage ?

Économie du partage ou partage de l’économie ?

Économie du partage ou partage de l’économie ?

L’économie collaborative a-t-elle quelque chose à voir avec l’économie du partage, share economy, ou plus précisément encore avec l’économie sociale et solidaire, l’ESS ? Cette économie humanise-t-elle ou tue-t-elle les marchés ? AirBnB, Uber, LeBonCoin, BlaBlaCar Les expériences d’économie collaborative se développent à vitesse grand V aujourd’hui, au Québec comme en France, et parfois à échelle planétaire, amenant certains observateurs à parler de l’avènement de nouveaux modèles économiques, voire d’une nouvelle civilisation.

Epiphénomène ou véritable transformation des modèles économiques ? Quand les limites entre producteur, distributeur et consommateur s’estompent, quelles nouvelles règles de l’échange s’inventent-elle, avec quelles valeurs, quelle éthique ? Est-ce l’émergence d’une nouvelle économie, à la fois libérale et sociale, dopée par le numérique et la mondialisation ? Le nouveau visage de l’économie sociale libérée de ses oripeaux historiques ? Ou au contraire la nouvelle conquête du capitalisme sur la sphère privée et bénévole, la marchandisation de l’esprit collectif ? Revenons à quelques définitions : l’économie collaborative se base sur la production de biens et (surtout) de services en commun, s’appuyant sur une organisation horizontale, facilitée notamment par l’usage de plates-formes internet.

L’économie de partage est une organisation de pair à pair, où les individus s’auto-organisent pour créer un bien commun. L’économie sociale et solidaire est centrée sur l’intérêt général, à travers une organisation démocratique et une éthique de la répartition des revenus de l’activité.

Du pareil au même ? Pas tout à fait, si on se penche plus attentivement sur les concepts autant que sur les réalités concrètes. Services en commun, biens communs, intérêt général : les finalités de chacune de ces économies différent. L’économie collaborative permet de produire des services à plusieurs, mais ces services ne deviennent pas pour autant une propriété collective.

La chambre louée via AirBnB ou la voiture du conducteur Uber reste à son propriétaire et une part significative du prix de la location va à la plate-forme centrale de réservation. Pour l’économie du partage, il s’agit de créer ensemble des biens collectifs : le coût d’un trajet en covoiturage est partagé équitablement entre le chauffeur et son ou ses passagers.

  1. Les logiciels libres élaborés par ses communautés d’usage appartiennent à tous.
  2. Pour l’ESS les biens et les services produits ne servent pas qu’une catégorie d’usagers mais tous ; un part significative de l’ESS s’intéressent même plus spécifiquement aux usagers les plus empêchés dans l’accès à ces services : petite enfance, personnes âgées et handicapées, personnes fragiles socialement ou financièrement.

L’horizontal, le pair à pair, le démocratique : les formes d’organisation humaine conditionnées par chacun de ces modèles économiques sont là aussi de nature différente. L’économie collaborative repose sur une structure très pyramidale avec un gestionnaire d’information unique qui accrédite les collaborateurs, et une multitude de collaborateurs sans lien particulier les uns avec les autres, au statut totalement précaire et sans lien salarial notamment.

L’économie du partage s’appuie sur des communautés de coproduction à égalité, théorique, de pouvoir. L’ESS se construit avec des salariés coopérateurs ou sociétaires, qui ont chacun la même voix au chapitre, dans un ensemble de conventions sociales protectrices pour les individus, mais créatrices de rigidité pour le développement des activités.

Valeur ajoutée, capital et répartition des profits, éthique économique : l’économie collaborative peut générer des concentrations capitalistiques très fortes (introduction en bourse de AirBnB pour 8 milliards $, levée de fonds de plus de 200 M€ pour BlaBlaCar).

  • Moyens financiers essentiels pour assurer le développement des systèmes d’information et des données, mais absence totale de partage du capital et faible partage des profits avec les collaborateurs.
  • A contrario, l’économie du partage comme l’ESS ne génère que très peu de capitaux, et ceux-ci sont le plus souvent portés par tous, qu’ils soient impartageables ou non spéculatifs.

Un modèle très éthique, mais difficile à mobiliser dans une stratégie de forte croissance et donc de besoins en capitaux. Economie collaborative, économie du partage et ESS s’appuient toutes les trois sur l’agir collectif, mais les ambitions et règles de ce collectif sont ainsi bien différentes pour chacune.

  • Gardons nous de nier ces différences et travaillons à des fertilisations croisées : la dynamique économique et la puissance d’innovation de l’économie collaborative doit inspirer cette vieille dame qu’est l’ESS.
  • L’éthique et la qualité sociale de l’ESS et de l’économie du partage doivent encourager l’économie collaborative à se doter d’un supplément d’âme.

Pour aller plus loin L’économie collaborative a été largement médiatisée au cours des dernières années. Originellement milieu des “makers”. Accompagnez la construction de l’économie sociale et solidaire de demain en adhérant à notre think tank et à nos valeurs ! : Économie du partage ou partage de l’économie ?

Pourquoi le partage ?

Pourquoi le partage est-il si important ? On utilise souvent ce mot « partage », mais pourquoi ? Pourquoi le partage est-il si important dans notre vie ? Qu’est-ce qui le motive ? Si j’en manque ou que je m’en prive, que se passe-t-il ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui. Photo de fauxels sur Que faisaient nos lointains ancêtres lorsque la tribu était le niveau d’existence reconnu comme LA référence sociale ? – Pour celles et ceux qui connaissent le concept de Spirale Dynamique, c’est le niveau d’existence VIOLET apparu vers -40 000 ans – Ils partageaient une culture, des valeurs, une soumission à un chef de tribu qui assurait la protection de chaque individu.

  1. Ils partageaient des ressources pour aller chasser, le résultat de la chasse, un code vestimentaire etc.
  2. Et quel était le châtiment ultime ? Etait-ce une condamnation à mort ? Non ! Pas dans ce niveau d’existence.
  3. Le châtiment ultime était le bannissement ! Se retrouver seul, sans pouvoir partager quoi que ce soit, c’était la mort assurée, lente dans la solitude.

D’ailleurs lorsqu’on souhaite faire respecter les règles de notre tribu familiale à son enfant de moins de 3 ans que fait-on ? On a l’idée de le mettre au coin ? C’est exactement le même châtiment d’exclusion sociale. Et ça marche un temps Jusqu’au niveau d’existence suivant mais c’est un autre sujet. Photo de Faris Munandar sur Pexels.com Depuis la nuit des temps partager est un besoin dans trois directions, le physique, le mental et le social. Mais un besoin pour quoi faire ? Quand on parle de besoin, on pense bien évidemment à la pyramide de Maslow, concept un peu dépassé, j’en conviens, mais qui a le mérite de synthétiser les besoins humains fondamentaux, vitaux devrais-je dire, et leur hiérarchisation. QuEst-Ce Que L Dans le premier échelon de la pyramide de Maslow, le besoin est physiologique, c’est un besoin physique, Pour le satisfaire, on a besoin de partager la nourriture pour tout simplement survivre. Dans les deux niveaux suivants, besoin de sécurité et d’appartenance, on cherche à partager des valeurs, une culture, une solidarité dans une tribu protectrice, un groupe protecteur.

  1. Les deux besoins l’un physique pour sa sécurité et l’autre social se combinent.
  2. La tribu est constituée d’abord par ses parents, puis sa famille, sa classe d’école, son club sportif, ses amis, son entreprise, son pays, le genre humain etc.
  3. On élargit le cadre de la tribu.
  4. On partage les joies, les tristesses, bref les émotions en commun.

On se retrouve alors sur une communauté d’idées, de croyances, d’opinions même, qu’on partage. On partage aussi son expérience, ses pratiques, les informations, pour améliorer l’efficacité de la tribu. On partage l’amour, l’amitié, la fraternité. On partage les tâches, les contraintes, les frais. Photo de fauxels sur Vient ensuite le besoin d’exister dans mon groupe d’appartenance. On ressent alors un besoin d’estime, c’est le niveau suivant. Le partage est un moyen d’exister, un moyen d’être soi-même mais avec les autres. Le besoin d’exister se traduit par le besoin de reconnaissance et de considération en retour de ce que j’apporte, de ce que je partage, dans ce groupe protecteur. Photo de rawpixel.com sur C’est grâce à l’estime au travers de ma perception du regard des autres que je vais construire ma propre valeur, l’image de moi. C’est ce qui me permettra d’accéder au besoin suivant d’accomplissement. Après le besoin physique et le besoin social, j’accède à un besoin mental.

  1. Je vais alors partager mes connaissances, partager mon savoir-faire et mon savoir-être ce qui me permettra de m’épanouir, moi.
  2. Jusqu’à accéder à « la cerise sur le gâteau », jusqu’au besoin de dépassement de soi.
  3. Il y a bien d’autres choses que l’on partage sans les avoir citées dans cet article.
  4. Le besoin de partager du temps disponible avec et / ou pour les autres.

Le besoin de partager sa vie, partager ce que j’ai parce que les autres n’ont pas, partager la générosité etc. etc. La liste est longue de tout ce dont nous avons besoin de partager pour cette quête du bonheur. Et oui une définition du bonheur étant « la pleine satisfaction de ses besoins vitaux », c’est pour cela que nous partageons des tas de choses, pour satisfaire nos besoins vitaux et donc pour cette quête du bonheur qui est LE point commun de l’Humanité.

  1. Sans pour autant avoir la même définition du bonheur.
  2. Et si je me replie sur moi, si je me coupe du monde, alors je partage de moins en moins, je ne satisfais plus mes besoins qui ne participent plus à ma santé physique, mentale et sociale.
  3. Dans ces conditions, je ne pourrai pas accéder au bonheur.
  4. Alors, ça vous dirait de faire le point de vos besoins et de ce que vous partagez réellement pour élargir votre champ de partage ? Le coaching et le développement personnel sont des excellents moyens de se repositionner pour trouver des solutions.

Venez partager vos préoccupations avec un coach professionnel certifié durant une séance gratuite préalable à un éventuel processus de coaching, sans engagement de votre part. QuEst-Ce Que L : Pourquoi le partage est-il si important ?

Quelle entreprise fait partie de l’économie collaborative ?

Airbnb, BlaBlaCar, Uber Ces start-up devenues poids lourds témoignent de l’essor de l’économie collaborative. Focus sur un secteur qui révolutionne les modes de consommation et les formes de travail.

C’est quoi l’économie d’usage ?

Qu’est-ce que c’est ? – L’économie de la fonctionnalité peut se définir comme un système privilégiant l’usage plutôt que la vente d’un produit. Elle vise à développer des solutions intégrées de biens et services dans une perspective de développement durable.

Ainsi, l’échange économique ne repose plus sur le transfert de propriété de biens, qui restent la propriété du producteur tout au long de son cycle de vie, mais sur le consentement des usagers à payer une valeur d’usage. L’économie de la fonctionnalité se distingue du concept de location en ce qu’elle s’inscrit dans une perspective de développement durable.

Le domaine des transports de particuliers illustre bien cette distinction : alors que les sociétés de location de véhicules vendent un service pratique (location d’une voiture à l’aéroport, d’un véhicule de déménagement dont on a besoin seulement quelques heures), d’autres acteurs proposent une alternative à la possession d’un véhicule à moteur thermique en mettant à disposition des véhicules électriques en région parisienne.

L’économie de la fonctionnalité est parfois rattachée à l’ économie de la coopération, Ce dernier concept intègre une transformation des interactions des activités sur un même territoire : les acteurs économiques (collectivités et entreprises) coopèrent en mettant en commun des usages afin de satisfaire un besoin tout en limitant les externalités négatives.

Par ailleurs, l’économie de la fonctionnalité se rapproche, sous certains angles, de l’ économie collaborative où sont mis en lien deux consommateurs pour que l’un vende un usage à l’autre.